Le lauréat 2018 du Premier roman en Vendée sera peut-être… 8/8

Le concours du Premier Roman (2e édition) a commencé l’année dernière avec 8 participants qui n’avaient encore jamais publié de roman. De septembre 2017 à juin 2018, à raison d’une fois par mois, les apprentis écrivains se sont retrouvés sur le territoire de Communauté de communes de Vie & Boulogne, au cœur de la Vendée historique, pour suivre une Masterclass de création littéraire animée par Le Cercle des écritures de Nantes. Cette année, un partenariat exceptionnel a été réalisé avec le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon.

Le jury, constitué de deux éditeurs et de bénévoles du réseau de bibliothèques, se réunira cet été pour décider du gagnant 2018. Le roman primé sera publié aux éditions Les chantuseries, partenaire du concours. Le nom du lauréat sera annoncé officiellement lors de la Fête du roman régional au mois d’avril 2019. Il.elle sera peut-être…Corinne-Girard-auteur

1 / Quel est votre nom ?

Corinne Girard.

2 / Qui êtes-vous, Corinne ?

J’ai deux enfants de 11 et 13 ans. Je vis à Luçon, commune à laquelle je suis restée fidèle puisque j’y suis née et que j’y ai grandi. Professionnellement, après avoir été directrice d’une structure publique en charge de la collecte des déchets sur le territoire de trois Communautés de communes dans le Sud Vendée, je suis, depuis le 1er septembre 2017, responsable du pôle foncier/patrimoine de la Communauté de Communes Sud Vendée Littoral, collectivité territoriale issue de la loi NOTRe qui regroupe 44 communes.

Je travaille donc beaucoup avec les offices notariaux et je gère au quotidien les biens immobiliers de la collectivité.

Côté loisirs, hormis la lecture et l’écriture, j’affectionne toutes les activités qui mènent à la création comme la peinture, le scrapbooking, la wepam (porcelaine froide) …

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?

Disons que le concours est arrivé à un moment de véritable remise en question pour moi. Professionnellement, je changeais de collectivité avec les difficultés qu’on imagine aisément quand le changement n’est pas, à la base, un choix de votre part. J’ai vécu ce changement professionnel comme un bouleversement qui m’a conduit à une réflexion sur mes aspirations, mes envies, mes compétences. Participer au concours, c’était, dans ce contexte, rebondir sur un projet que je choisissais et non qu’on m’imposait. Relever un défi, écrire, tester quelque chose que j’aime faire depuis toute petite et sûrement aussi extérioriser des émotions enfouies en moi.

4 / Parlez-nous de votre roman…

Compte tenu de ce que je viens de dire juste avant, vous ne serez donc pas surpris de découvrir un personnage principal qui doute et s’interroge, d’autant plus que la révélation de sa mère, dans son testament, va réellement bouleverser sa vie. Thierry, un Genôt en pleine crise existentielle découvre que son grand-père n’est pas Raymond, ce soldat mort en 1940 sur le champ de bataille. Il part à la recherche de ses origines, tout comme son père l’avait fait cinquante ans auparavant mais Thierry, au contraire de Michel, va choisir de révéler à tous son histoire. Deux trajectoires de vie différentes, l’un a choisi de se taire et de refouler au fond de lui le terrible secret et l’autre de mettre des mots sur une histoire qui amène le lecteur au Poiré-sur-Vie, à une époque où les étoiles jaunes n’avaient rien de brillant.

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos auteurs phares ?

J’aime bien m’inspirer de personnes, de relations du quotidien, de lieux existants de ma connaissance. Je suis de nature hypersensible et l’écriture est un moyen d’extérioriser mes émotions, de les gérer, de les organiser au lieu de les subir. Je me suis longtemps battue contre cette hypersensibilité mais aujourd’hui, j’ai décidé de l’accepter.

Hormis cela, je puise aussi mon inspiration dans la littérature. J’apprécie particulièrement les romans à intrigue qu’ils soient policiers ou non avec des auteurs comme Fred Vargas, Pierre Lemaître, Lisa Gardner, Michel Bussi.

J’aime aussi les romans qui ont une dimension plus psychologique et qui se penchent sur les motivations à agir de l’être humain dans telle ou telle situation, sur ses conflits intérieurs, sûrement « les restes » de quatre années passées sur les bancs de la fac de psychologie de Nantes. Avec des auteurs comme Laurent Gounelle, Virginie Grimaldi.

Je viens aussi de lire « la tresse » de Laetitia Colombani, j’ai beaucoup apprécié.

J’allais oublier. Je lis aussi des romans en littérature jeunesse, faisant partie d’un comité de lecture au collège de mes enfants depuis trois ans déjà. J’avoue que j’y ai pris goût.

6 / Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ?

Je me suis astreinte à une grande discipline, écrire souvent et régulièrement pour tenir le cap. J’ai eu la chance de ne pas connaître le syndrome de la page blanche alors j’en ai profité. Chez moi, c’était même plutôt l’inverse puisque j’ai dû canaliser et organiser mes idées qui avaient tendance à fourmiller dans tous les sens.

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Des moments de doute bien sûr mais heureusement suivis, grâce notamment aux rencontres régulières avec les autres participants, par des moments d’apaisement voire même, à certains moments, effectivement, par des moments d’euphorie.

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Je suis native de Vendée et y suis très attachée. Ce sont mes racines donc ravie de pouvoir les faire partager à des lecteurs.

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

Mon histoire se déroule essentiellement sur la commune du Poiré-sur-Vie.

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

Bien sûr, à mon entourage proche qui m’a encouragé à mener à bien ce projet et à des amis.

11 / Avez-vous fait lire votre roman à d’autres personnes ? Quel a été leur retour ?

Oui, à des proches, qui m’ont fait des retours intéressants dont j’ai pu tenir compte lors de ma relecture.

12 / Parlez-nous des rencontres d’écrivain et d’éditeur qui ont lieu au cours de l’année ?

J’ai beaucoup apprécié la rencontre avec Sylvain Pattieu ainsi que celle organisée avec Bertrand Illegems. Je me retrouve dans leur sensibilité et leur simplicité, dans le bon sens du terme.

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

Les ateliers d’écriture se sont déroulés à chaque fois dans un bon état d’esprit, de partage, de rencontre et de bonne humeur. Ils m’ont apporté énormément de choses tant sur le plan relationnel que sur un plan plus technique avec de véritables cours dans lesquels j’ai essayé de puiser tout ce que je pouvais y puiser.

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

Absolument pas. On est tous différents et on est sur le terrain de la subjectivité donc chacun y a sa place.

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

Je l’espère sincèrement.

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Les dernières semaines ont été pour moi le parcours du combattant. De nature perfectionniste (et oui, en plus de ma sensibilité), j’ai multiplié les relectures et les corrections. Avec une énorme satisfaction à la fin d’avoir pu terminer le roman en temps et en heure mais suivie presque aussitôt d’un sentiment de vide très désagréable et déstabilisant.

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Plutôt dix fois qu’une.

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

Oser se lancer, puiser tous les conseils qui sont bons à prendre, s’armer de courage et de patience et surtout être soi-même pour trouver SON style d’écriture.

19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

Je laisse au jury le soin d’en décider. J’ai commencé un deuxième roman avec une construction, là aussi sur deux époques mais sans secret de famille cette fois-ci.

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot (et juste le dernier mot) de votre roman :

Evidence.

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :