Le lauréat 2018 du Premier roman en Vendée sera peut-être… 5/8

Le concours du Premier Roman (2e édition) a commencé l’année dernière avec 8 participants qui n’avaient encore jamais publié de roman. De septembre 2017 à juin 2018, à raison d’une fois par mois, les apprentis écrivains se sont retrouvés sur le territoire de Communauté de communes de Vie & Boulogne, au cœur de la Vendée historique, pour suivre une Masterclass de création littéraire animée par Le Cercle des écritures de Nantes. Cette année, un partenariat exceptionnel a été réalisé avec le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon.

Le jury, constitué de deux éditeurs et de bénévoles du réseau de bibliothèques, se réunira cet été pour décider du gagnant 2018. Le roman primé sera publié aux éditions Les chantuseries, partenaire du concours. Le nom du lauréat sera annoncé officiellement lors de la Fête du roman régional au mois d’avril 2019. Il.elle sera peut-être…

photo-jean-francois-dietrich

1 / Quel est votre nom ?

Jean-François Dietrich.

2 / Qui êtes-vous, Jean-François ?

Difficile de répondre à une telle question.
55 ans, Européen, père de famille, cadre médico-social, un auteur ?

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?
En participant à l’atelier du Cercle des écritures de Nantes.

4 / Parlez-nous de votre roman…

Le roman pose la question de ce qui fait « racine » et « appartenance ». Qu’est-ce qui nous attache à un lieu, à des êtres. Que dit-on lorsque l’on dit : « je vis ici ».

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos auteurs phares ?

Ce qui m’inspire, ce peut-être une expression, une rencontre, un événement. A partir de là, l’écriture se nourrit d’elle-même, en quelque sorte, mais il faut l’approvisionner et l’alimenter toujours de rencontres nouvelles.
Mes auteurs phare : Romain Gary, Yves Navarre, Kundera, Beckett, Carver.

6 / Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ?
Chaque soir ou presque, un moment, même court, d’écriture, de relecture ou de recherche.
Et des périodes plus longues d’écriture le WE ou lors de courtes vacances.

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Un premier temps difficile a été lorsqu’il a fallu organiser le premier matériau. Je n’écris pas de manière linéaire mais plutôt « par bloc » sans ordre chronologique. Il a été nécessaire de tailler, mettre en cohérence, retravailler la logique du texte…
Pas réellement d’euphorie mais un plaisir continu du travail.

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Ce fut à la fois une opportunité, celle de la découverte, une gageure car difficile d’écrire sur un territoire que l’on ne connait pas et en même temps une ressource puisque le roman parle justement de la découverte d’un territoire, de sa connaissance peu à peu et de son attachement.

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

Le Poiré su Vie est le lieu central ; c’est un long chemin qui part du Chili, en passant par Paris, La Roche sur Yon pour y parvenir. Et différentes références aux communes de la Communauté de Communes Vie et Boulogne.

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

A la famille proche, quelques amis. Ils connaissent ma passion de l’écriture et cela ne les a pas étonnés.

11 / Avez-vous fait lire votre roman à d’autres personnes ? Quel a été leur retour ?

À mon fils. Une lecture précise avec corrections et commentaires. J’aime son avis sur ce que j’écris.

12 / Parlez-nous des rencontres d’écrivain et d’éditeur qui ont lieu au cours de l’année ?

Des personnes à chaque fois très disponibles, agréables et abordables. Une découverte du « monde » de l’écriture que l’on ne connait pas forcément en détail.

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

C’est à la fois un apport technique, mais aussi une « mise en dynamique ». Des étapes nécessaires pour pouvoir repartir chez soi avec une énergie nouvelle. Et puis aussi une vraie dynamique du groupe.

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

Jamais. Il y a eu dès le départ beaucoup d’attention des uns envers les autres et un esprit réel d’entraide et de conseil.

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

Oui. Des rendez-vous sont déjà pris !

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

A la fois la satisfaction d’avoir terminé le roman mais aussi l’insatisfaction d’un travail que l’on sent perfectible. Un plaisir de la tâche accomplie mais une certaine tristesse de ce qui s’arrête et notamment de nos rendez vous mensuels.

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Tout à fait et même sans remonter le temps !

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

Prendre du plaisir.

19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

On espère tous être l’heureux lauréat… Si je ne suis pas retenu, je continuerai d’écrire, de faire des ateliers. Je commence d’ailleurs un stage dès juillet prochain.

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot (et juste le dernier mot) de votre roman :

L’avenir.

 

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

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