Le lauréat 2018 du Premier Roman en Vendée sera peut-être… 2/8

Le concours du Premier Roman (2e édition) a commencé l’année dernière avec 8 participants qui n’avaient encore jamais publié de roman. De septembre 2017 à juin 2018, à raison d’une fois par mois, les apprentis écrivains se sont retrouvés sur le territoire de Communauté de communes de Vie & Boulogne, au cœur de la Vendée historique, pour suivre une Masterclass de création littéraire animée par Le Cercle des écritures de Nantes. Cette année, un partenariat exceptionnel a été réalisé avec le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon.

Le jury, constitué de deux éditeurs et de bénévoles du réseau de bibliothèques, se réunira cet été pour décider du gagnant 2018. Le roman primé sera publié aux éditions Les chantuseries, partenaire du concours. Le nom du lauréat sera annoncé officiellement lors de la Fête du roman régional au mois d’avril 2019. Il.elle sera peut-être…

marie-france

1 / Quel est votre nom ?

Marie-France Lapeyre.

2 / Qui êtes-vous, Marie-France ?

J’ai 57 ans, je suis la maman de 3 grands enfants et j’ai déjà 3 petits-enfants. J’ai toujours aimé écrire, lire., même si mon métier est plutôt orienté vers la technique puisque je travaille dans l’informatique depuis que je suis arrivée en Vendée en 1981.

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?

Comme on se jette à l’eau. On n’est pas toujours sur d’arriver sur l’autre rive. On se demande si on ne va pas se laisser entraîner par le courant. Et puis, on fait confiance au maître-nageur et on y va. C’est la première tasse qui compte.

4 / Parlez-nous de votre roman…

C’est l’histoire d’une maison, qui va aider sa nouvelle propriétaire à comprendre sa vie, ou l’inverse.

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos auteurs phares ?

Je lis un peu de tout. J’ai eu ma période policier avec Agatha Christie et Mary Higgins Clark, je lis également de l’Héroïc Fantasy comme les sagas de Robin Hobb. J’aime des choses plus classiques comme Bernard Clavel ou Emile Zola, ou des écrits un peu différents comme les livres de Patrick Suskind, ou Pierre de Patience d’Atiq Rahimi. J’apprécie aussi la littérature japonaise, en particulier les livres d’Haruki Murakami. Je lis également les sagas de Ken Follet, les policiers de Fred Vargas sans oublier ce que certains appellent la littérature « facile » avec Musso, Levy, Bussi, Legardinier, etc.

6 / Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ?

J’ai fait comme beaucoup d’étudiants, je me suis dit que j’avais le temps. Et puis en janvier, j’ai commencé à me rendre compte que je devais me fixer des objectifs. J’ai écrit la fin deux semaines avant la date limite. J’ai mis la pression à mes relecteurs pour qu’ils me donnent leurs remarques en 48h, afin que j’ai le temps de les traiter. J’ai fait ma dernière relecture dans le train (AR Nantes-Paris) et j’ai corrigé entre 23h et 2h du matin en arrivant chez moi. Il restait 2 jours, trop court pour réécrire le début et étoffer la fin. Alors j’ai envoyé mon tapuscrit, advienne que pourra.

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Des moments de doute « Est-ce que je vais arriver au bout ? », des moments de plaisir, quand l’écriture parait automatique, quand l’histoire semble venir toute seule s’inscrire du bout des doigts. Quelques regrets, de ne pas avoir eu plus de temps pour tout réécrire, reconstruire ?

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Une gageure qui s’est révélé être une belle opportunité de découvrir des lieux proches de chez moi, de les décrire, les raconter, pour parler d’une Vendée différente de celle des cartes postales des vacances au bord de la mer.

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

L’action principale se passe au Poiré-sur-Vie avec quelques petits tours à la Génétouze et à Beaufou. Les flash-backs emmènent aussi mon héroïne à Paris, en Ardèche et dans la Drôme.

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

J’en ai d’abord parlé à ma famille très proche, puis à mes amis. Au fur et à mesure que j’avançais, j’ai élargi le cercle familial, j’ai ouvert aux copains et aux relations de travail. J’ai eu beaucoup de questions, cela suscite beaucoup d’intérêt, de curiosité, d’envie de lire. J’ai aussi découvert des envies d’écrire chez certains qui ne m’en auraient pas parlé si je n’avais pas abordé mon expérience.

11 / Avez-vous fait lire votre roman à d’autres personnes ? Quel a été leur retour ?

Oui, j’avais deux cobayes, mon fils (34 ans) et une de mes sœurs (69 ans) ce qui me permettait d’avoir un échantillon représentatif. Ils ont lu le roman en construction à trois étapes. Leurs retours m’ont encouragée et m’ont beaucoup aidée. Au début, quand ils m’ont dit qu’ils avaient hâte de lire la suite (j’avais suscité leur intérêt), à la fin quand ils m’ont dit avoir été surpris (ils m’ont rassurée) et tout au long par leurs remarques, leurs questions.

12 / Parlez-nous des rencontres d’écrivain et d’éditeur qui ont lieu au cours de l’année ?

J’ai apprécié les moments d’échange avec les auteurs, comprendre leurs parcours, partager leurs doutes et leurs expériences, c’est rassurant. La découverte du monde de l’édition au cours des rencontres avec les éditeurs est un vrai moment de découverte sur un métier dont je ne connaissais rien.

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

Nous avons un temps sur un thème au cours duquel Damien nous explique tout un tas de ‘techniques’ utilisées en s’appuyant sur des exemples précis et qui s’applique à l’écriture, mais pas uniquement. Je ne regarde plus un film de la même façon depuis nos ateliers sur les scenarii.

Nous avons aussi un temps d’échange où chacun annonce son avancée en nombre de signes (j’étais quasiment tout le temps dans les moins bons scores, c’est stressant et stimulant à la fois). C’est à ce moment qu’on pouvait parler des points de blocages, des difficultés. Le groupe fonctionne à fond dans ces moments là, c’est très riche.

Les ateliers sont donc des moments privilégiés que nous attendions avec impatience pour apprendre, pour partager et pour se stimuler. Entre les ateliers, Damien nous envoyait des petits mots d’encouragement bien utile. Nous pouvions lui envoyer nos romans, ce qui lui permettait de nous faire des remarques, des suggestions. C’est lui qui m’a conseillé dès le début, d’étoffer mon scenario avec deux intrigues.

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

Jamais

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

On a déjà 2 rendez-vous et j’espère bien rester en contact, les revoir sur les salons ou pour des séances de dédicace de leurs romans.

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Soulagée d’avoir terminée. Je pense au prochain pour lequel j’ai déjà quelques idées.

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Je signe tout de suite.

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

Se faire accompagner, c’est une vraie chance. En parler, partager, se donner des objectifs et profiter.

19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

Comme toute l’équipe, je pense que c’est mon roman qui a le plus de chance d’être l’heureux lauréat. Lol.

Mais s’il n’est pas retenu, ce sera une chance également pour le reprendre, changer le début, étoffer l’histoire encore un peu. Je me sens prête à l’envoyer après, dans les maisons d’édition où il saura je l’espère, donner envie.

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot (et juste le dernier mot) de votre roman :

Hasard.

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

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