Le lauréat 2018 du Premier Roman en Vendée sera peut-être… 1/8

Le concours du Premier Roman (2e édition) a commencé l’année dernière avec 8 participants qui n’avaient encore jamais publié de roman. De septembre 2017 à juin 2018, à raison d’une fois par mois, les apprentis écrivains se sont retrouvés sur le territoire de Communauté de communes de Vie & Boulogne, au cœur de la Vendée historique, pour suivre une Masterclass de création littéraire animée par Le Cercle des écritures de Nantes. Cette année, un partenariat exceptionnel a été réalisé avec le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon.

Le jury, constitué de deux éditeurs et de bénévoles du réseau de bibliothèques, se réunira cet été pour décider du gagnant 2018. Le roman primé sera publié aux éditions Les chantuseries, partenaire du concours. Le nom du lauréat sera annoncé officiellement lors de la Fête du roman régional au mois d’avril 2019. Il.elle sera peut-être…

Philippe Manach0001

1 / Quel est votre nom ?

Philippe Manac’h, et mon nom de plume est Philippe Chaman.

2 / Qui êtes-vous, Philippe ?

Un jeune retraité ; ma carrière s’est déroulée dans les médias, j’ai écrit quelques feuilletons pour la radio il y a maintes années, puis j’ai été correspondant local de presse écrite durant 5 ans en Vendée.

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?

Après avoir été lauréat du 2e prix d’un concours de nouvelle (avec le texte qui constitue les 2 premiers chapitres de mon roman…), je me suis dit : pourquoi ne pas continuer ?

4 / Parlez-nous de votre roman…

C’est à la fois une histoire d’amour, une galerie de portraits, et le récit de la tentative d’intégration de « rurbains » dans le milieu de la Vendée en Vie et Boulogne.

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos auteurs phares ?

Mes sources sont autobiographique et autofictionnelles ; mais j’aime aussi beaucoup Arto Paasilinna, Pierre Lemaître, François Beaune et même… Frédéric Dard (pour l’humour ;o)

6 / Comment vous êtes-vous organisé(s) pour écrire ?

Facilement ; je n’ai pas de difficultés ni d’angoisse de la « page blanche ». J’ai écrit facilement le début, à partir de textes déjà existants, puis la fin. Il m’a ensuite fallu trouver le « milieu » et l’intrigue, et mettre un peu de chair autour de tout cela…

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Pas vraiment de moments difficiles ; les périodes « d’euphorie », et donc de motivation, suivaient en général les séances d’atelier, avec Damien et ma « coach »,  Anne.

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Une opportunité, puisque j’y vis, et aussi un peu un défi : pouvoir donner une image réaliste mais non caricaturale du territoire et de ses habitants…

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

Palluau et St Etienne du Bois, ainsi que tous les hameaux alentour, avec un mélange de lieux existants et de lieux inventés pour l’occasion (ex : « la Miricorière »)

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

Oui, à des amis, qui m’ont encouragé, et à ma compagne, qui a eu très peur d’être reconnue dans son portrait… Je me suis donc un peu « autocensuré » quant aux aspects trop autobiographiques.

11 / Avez-vous fait lire votre roman à d’autres personnes ? Quel a été leur retour ?

Je l’ai fait lire à Carole Manceau (participante de la 1ère édition). Ses retours ont été très positifs.

12 / Parlez-nous des rencontres d’écrivain et d’éditeur qui ont lieu au cours de l’année ?

J’ai bien apprécié de pouvoir rencontrer Hélène Gaudy et Sylvain Pattieu, même si leurs écrits sont très loin de ce que nous devions produire sur la Vendée. Sylvain Forge, à Nantes (NB : rencontre hors atelier, mais organisée par le Cercle des écritures de Nantes) a été très convaincant dans la présentation de son « métier ». Enfin, la rencontre du 2 juin avec Bertrand Illegems a été très enrichissante ; je souhaiterais tellement qu’il devienne mon éditeur !

Parallèlement, j’avais eu la chance de fréquenter François Beaune, qui était en résidence au Grand’R avant Hélène, et qui m’a beaucoup apporté avec sa collecte des « histoires vraies de Vendée ».

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

Ils se déroulent le mieux du monde et m’ont apporté beaucoup ; c’est le cœur du dispositif…

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

Non, aucunement. (Comme je l’ai dit, les « nantai-e-s avaient un peu d’avance en écriture sur nous, mais avec l’inconvénient de méconnaître la Vendée ;o)

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

Oui, si elles (ou il) le souhaitent.

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Très bien, avec un peu la pression du devoir à remettre, mais avec l’aiguillon bienveillant du (des) « coach(e)s ». Et maintenant, je pense déjà à mon « 2e roman », avec l’avantage qu’il n’y aura pas de date limite pour le remettre, qu’il n’aura pas à se passer en Vendée, mais l’inconvénient qu’il… n’y aura plus d’atelier pour me soutenir L

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Oui, sans hésiter. J’avais d’ailleurs déjà été candidat à la première session. Et comme je suis d’origine bretonne, je suis donc opiniâtre…

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

S’inscrire à des concours de nouvelles, puis à des ateliers d’écriture…

19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

Non, et je pense que plusieurs participant(e)s sont bien mieux placées que moi, compte-tenu de ce que je sais de leurs romans. Si je ne suis pas retenu, je me tournerai vers un autre éditeur (Le Jarosset ?), mais je ne pense pas non plus passer ma vie à démarcher pour trouver un éditeur. J’accepterai le verdict du comité de lecture, sur le fait que mon histoire n’intéresse pas beaucoup de monde….

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot (et juste le dernier mot) de votre roman :

« Amusant non ? » (mais il y a 2 mots…)

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

 

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