Le Cercle des écritures de Nantes

Le lauréat du Prix du Premier Roman 2016 du Pays de Palluau sera peut-être…

In Atelier d'écriture, Concours, Edition, Le Cercle Nantais on juin 5, 2016 at 9:57

interviewerTroisième entretien avec les participants du concours du Premier Roman 2016 du Pays de Palluau en Vendée . De septembre 2015 à mai 2016, dix jeunes auteurs se sont retrouvés, à raison d’une fois par mois, dans un atelier d’écriture animé par Le Cercle des écritures de Nantes. Ils ont pu rencontrer des écrivains, des personnalités locales et visiter des lieux insolites dans les neuf communes du Pays de Palluau. Mise à part cette condition, situer son histoire dans cette partie de la Vendée, la Communauté de communes et le Réseau de bibliothèques, organisateurs du concours, étaient ouverts à tous les genres littéraires. Neuf mois plus tard,  le temps d’une naissance, un des auteurs sera publié par les éditions Le Jarosset, partenaires du concours, avec une diffusion du roman au niveau régional. La délibération aura lieu en juin 2016. Et le gagnant sera peut-être…

1 / Quel est votre nom ?

Carole Manceau.

2 / Qui êtes-vous, Carole ?

Carole-Manceau-ecrivainJe suis accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) depuis quatre ans. J’écris des articles pour le journal Ouest France en tant que correspondante locale de presse dans le pays de Palluau. J’ai porté une seule fois un pseudo : celui de Djahane (l’héroïne d’Amin Malouf dans Samarcande) dans un concours d’acrostiche où j’ai eu le premier prix à La Roche- sur-Yon. Ensuite est venu le temps de « La fée de l’étier ». J’ai écrit plusieurs albums jeunesse qui restent dans mes tiroirs. Je vais prendre maintenant le temps de chercher des éditeurs…

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?

contes-palluau2J’ai participé en 2014 au concours « Contes en pays de Palluau » et j’ai été sélectionné avec « La Croix d’Alrek ». Pas vraiment de réflexion quant aux conséquences, j’ai envoyé le synopsis en juillet 2015. La belle aventure a commencé en septembre.

4 / Parlez-nous de votre premier roman…

Ce premier roman est une respiration. C’est comme un nouveau-né qui ouvre la bouche pour la première fois et voit la lumière.

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos modèles ?

Mes sources d’inspiration sont simples. J’écoute les gens me raconter leurs histoires. Mes modèles sont autour de moi, des gens de tous les jours. En littérature, je lis par auteur. Un été = un auteur. L’an passé, j’ai passé le mois de juillet et d’août avec Marcel Camus. Petit côté psy de ma personnalité.

Albert-Camus

Albert Camus

6 / Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ?

Je n’ai pas d’organisation. J’ai essayé toutes les méthodes décrites par notre animateur au cours de l’atelier pour revenir à la première : pas d’organisation !

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Il y a eu des moments de grâce où vous quittez votre clavier fatiguée mais tellement soulagée d’avoir pu libérer des mots. Ce fut une respiration en dent de scies avec des joies et des peines liées au quotidien. La mort d’un de mes meilleurs amis en janvier m’a ôté l’envie d’écrire pendant plus d’un mois. Je me suis donc astreinte à l’écriture par la suite. L’envie est revenue avec le printemps et avec nos rencontres du samedi.

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Gageure ? Voilà un mot compliqué. J’ai ré-ouvert mon dictionnaire et c’est bien.  Écrire sur son lieu de vie est un pari hasardeux. On pense connaître son terrain, on a peur de blesser. Ne pas oublier de mettre « toutes ressemblances avec…. »

Ce fut une grande opportunité de rencontrer des personnalités du canton. L’adjudant-chef de la gendarmerie de Palluau nous a reçus le samedi 14 novembre 2015, juste après les attentats de Paris. C’était un matin plein d’émotion.

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

Mon histoire se déroule à La Chapelle-Palluau.

la-chapelle-palluau.JPG

La Chapelle-Palluau

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

J’ai annoncé mon projet très tôt à mon entourage car j’ai mis de côté le monde associatif dont je fais partie. Tous ont compris qu’il était impossible d’écrire – d’avoir une double vie – et de s’impliquer dans des projets en 2016. La « mauvaise nouvelle » pour eux est que je vais certainement réitérer l’aventure de cette année avec un roman à suivre. Ma famille m’a soutenue et encouragée. Ils ont tous eu beaucoup de mérite à supporter mes travers et mes humeurs changeantes.

11 / Vous pouviez demander un premier avis au comité de lecture, constitués de lecteurs bénévoles de la bibliothèque de Palluau. Avez-vous eu un premier retour de leur part ?

J’ai longtemps hésité à envoyer un extrait de mon roman. Je l’ai fait très tardivement, seulement un chapitre et avec une grande appréhension. Sans-doute l’égo ou le regard des autres portés sur mon écrit me faisaient extrêmement peur.

12 / Parlez-nous de votre tuteur écrivain ?

Jean Duby est un tuteur exceptionnel. Présent par ses nombreux échanges par e-mail, il est venu lors de deux ateliers nous apporter son expérience. Ses conseils et ses encouragements m’ont permis d’aller jusqu’au bout. Il m’a soutenu tout le long et pour chaque questionnement de ma part, il m’apportait une réponse. Je le garde précieusement !

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

Sans atelier, ce roman n’existerait pas. Se retrouver une fois par mois est très important car cela crée du lien. La matinale, consacrée à des temps d’étude, d’écoute et d’écrit, passent trop vite. Le restaurant, moment ô combien agréable, a permis à tout le monde de se connaître. Les après-midi sont dédiés aux visites et aux rencontres nous ont permis de redécouvrir notre territoire et de le faire connaître à nos hôtes ligériens et parisiens.

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

La première journée, oui. Un concours reste un concours. A partir du deuxième atelier, ce sentiment  a disparu, est resté juste le plaisir d’écrire ensemble.

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

Nous avons déjà une date de prévue.

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Stressantes : Je ne pensais pas que la relecture prendrait autant de temps. Trois à quatre heures par chapitre et 17 chapitres à relire encore et encore. Heureusement j’avais terminé le roman fin avril ! Aujourd’hui, j’ai commencé une nouvelle aventure avec le même personnage car il continue de vivre dans ma tête. C’est fou, non !

relire

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Oui.

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

Il va me falloir une deuxième session avec notre animateur pour continuer à apprendre alors mon conseil, c’est de faire partie de ces ateliers.

19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

Une chance sur dix.

Si je ne suis pas retenue,  je vais sûrement être déçue. Mais chaque participant a une réelle touche de romancier alors de toute façon, je serai heureuse de voir l’un d’entre nous publié.

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot de votre roman :

« ans ».

 

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

 

 

 

 

 

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