Le Cercle des écritures de Nantes

Le lauréat du Prix du Premier Roman 2016 du Pays de Palluau sera peut-être…

In Atelier d'écriture, Concours, Edition, Le Cercle Nantais, Partenaire on mai 25, 2016 at 9:11

interviewerLe concours du Premier Roman 2016 du Pays de Palluau en Vendée a commencé l’année dernière avec 10 participants qui n’avaient encore jamais publié de roman. De septembre 2015 à mai 2016, ils se sont retrouvés, à raison d’une fois par mois, dans un atelier d’écriture animé par Le Cercle des écritures de Nantes. Ils ont pu rencontrer des auteurs, recevoir le témoignage de personnalités locales et visiter des lieux insolites dans les neuf communes du Pays de Palluau. Mise à part cette condition, situer son histoire dans cette partie de la Vendée, la Communauté de communes et le Réseau de bibliothèques, organisateurs du concours, sont ouverts à tous les genres littéraires. Un des auteurs sera publié par les éditions Le Jarosset, partenaires du concours, avec une diffusion du roman au niveau régional. La délibération aura lieu en juin 2016. Et le gagnant sera peut-être…

1 / Bonjour, quel est votre nom ?

Gaëlle Chevet.

2 / Qui êtes-vous, Gaëlle ?

Je suis ingénieur calcul, mais surtout une grande lectrice, en particulier du genre fantastique et parfois des polars. J’ai pris goût à l’écriture en inventant des nouvelles pour divers concours. Dès que j’y ai mis les pieds, il m’a été impossible d’en sortir.

3 / Comment vous êtes-vous lancé dans ce concours ?

J’ai fait partie des lauréats pour le concours de nouvelles Contes en Pays de Palluau. Suite au concours, les organisateurs ont proposé des ateliers « Ecrire un premier roman », à raison d’un cours par mois, sur le thème du Pays de Palluau. C’était l’occasion de me lancer dans cette grande aventure.

Gaelle_Chevet_ecrivain4 / Parlez-nous de votre premier roman…

Il se déroule à l’époque moyenâgeuse, au Pays de Palluau. Une créature de la Mort surgit pour accomplir un vieux conte pour enfant. Patrick, le héros, va tenter de percer le mystère qui entoure cette apparition et découvrir peu à peu de troublantes vérités sur les villageois du Pays de Palluau.

5 / Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vos modèles ?

Tout ce que je lis est instructif. On a toujours quelque chose à apprendre d’un auteur, en bien ou en mal. J’aime particulièrement Carlos Ruiz Zafon pour sa merveilleuse écriture, David Gemmell pour ses personnages charismatiques, ou encore JK Rowling pour la construction riche en détails de ses histoires de sorcellerie et la création d’un univers devenu une référence.

6 / Comment vous êtes-vous organisés pour écrire ?

En bonne scientifique, je suis méthodique. J’ai commencé par définir une chronologie complète de mon histoire et également des événements qui lui sont antérieurs, ainsi qu’une trame qui explique dans les grandes lignes son déroulement. Une fois que tout me paraît cohérent, j’écris les chapitres en suivant ma trame, et je me réfère régulièrement à la chronologie pour éviter toute erreur. J’ai aussi toujours conservé à portée de main un plan annoté du Pays de Palluau pour situer au mieux les lieux où se déroulait mon histoire.

7 / Y a-t-il eu des moments difficiles ou des périodes d’euphorie ?

Pas de moments trop difficiles, juste un ralentissement au retour des vacances de Noël car j’avais cassé mon rythme d’écriture. Il m’a fallu un peu de temps pour retrouver l’énergie et l’atmosphère du roman. Et un grand moment d’euphorie quand j’ai placé le point final à mon roman. Bon, il fallait faire le travail de correction/relecture derrière, mais ça a été une grande satisfaction.

8 / Ecrire un roman qui se situe en Vendée, était-ce une envie de départ, une opportunité pour mieux connaître cette région ou une véritable gageure ?

Blason-Palluau

Le blason de Palluau

 

Je ne suis pas familière avec la Vendée. Le thème représentait donc un défi pour moi. Mais j’ai été charmée par les rencontres que j’ai faites et les lieux que j’ai visités. Les créatures locales ont également bien alimenté mon inspiration. Même si je me suis détachée de la réalité historique et géographique du Pays de Palluau, j’ai adoré inventer des histoires dans l’atmosphère vendéenne.

9 / Quels sont les lieux où se déroule votre histoire ?

J’ai essayé d’étendre mon histoire sur un maximum de lieux, pour que le lecteur découvre le Pays de Palluau un peu comme je l’ai découvert (mais avec ma vision des choses). J’ai parfois associé des noms de lieux suivant le caractère ou la profession de mes personnages (par exemple, ma troubadour vit à Rimedoux et une femme hantée par la perte de son fils demeure aux Habités). J’ai également inventé des petits contes sur ce que le nom des lieux m’évoquait. J’y ai pris beaucoup de plaisir.

10 / Avez-vous parlé de votre projet d’écriture à des amis, à votre famille ? Qu’en pensent-ils ?

Mes amis et ma famille sont au courant. Ils sont très enthousiastes et encourageants. Ils prennent régulièrement des nouvelles. Comme je vis en région parisienne et que j’ai plusieurs amis habitant en Vendée, j’ai toujours trouvé un toit pour dormir lors de mes déplacements grâce à eux. Ils ont hâte de lire mon histoire, pour ceux que je n’ai pas choisis comme relecteurs.

11 / Vous pouviez demander un premier avis au comité de lecture, constitués de lecteurs bénévoles de la bibliothèque de Palluau. Avez-vous eu un premier retour de leur part ?

Oui, et ce qui m’a frappé, ça a été leur capacité à détecter aussi bien les points forts que les faiblesses. Les remarques étaient judicieuses, encourageantes et constructives. Nous avons pu en discuter avec Aurore et Damien (respectivement organisatrice du projet et professeur des ateliers d’écriture) et ça m’a permis d’améliorer mon roman lors de la correction.

12 / Parlez-nous de votre tuteur écrivain ?

Martin Page a une grande expérience de l’écriture. Il a su me donner des conseils utiles sur les détails à apporter à mon histoire, pour la rendre crédible, ainsi que des conseils sur la méthode de relecture, dont je me suis servie, et sur la relation entre un écrivain et son éditeur.workshop

13 / Comment se déroulent les ateliers d’écriture ? Que vous apportent-ils ?

Les ateliers d’écriture apportent beaucoup de connaissances, grâce à notre professeur qui explore tous les genres et toutes les possibilités qu’offre l’écriture, même (surtout !) les plus farfelues. L’ambiance au sein des ateliers est conviviale et dynamique. C’est un véritable booster ou un regain d’énergie suivant le besoin du moment. J’en repars à chaque fois surmotivée et bien décidée à donner mon maximum.

14 / Vous êtes-vous senti en concurrence avec les autres participants ?

Pas du tout. À mes yeux, nous formons une équipe. Nous avions tous l’envie de réussir à écrire un premier roman, ce qui est une victoire en soi. Et nous serons tous fiers et heureux pour la personne qui remportera le concours. D’ailleurs, aucun participant n’a abandonné, ce qui montre bien les relations saines et conviviales que nous avons partagées.

15 / Pensez-vous les revoir après le concours ?

J’espère ! Je vais maintenant passer beaucoup moins de temps à Nantes, mais j’adorerais les revoir autour d’un verre pour évoquer les beaux moments que nous avons partagés et pour voir leur évolution en tant qu’écrivains.

16 / Comment se sont passées les dernières semaines ? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Une fois le roman écrit, ça a été un véritable bonheur mais aussi un soulagement. Puis il a fallu replonger dedans, encore et encore, pour le travail de relecture que j’ai trouvé complexe, car il faut réussir à prendre un maximum de recul et corriger le texte suivant l’ensemble des remarques qu’on a pu recevoir. Il faut parfois trancher, ce qui est difficile. Les dernières semaines m’ont donc donné beaucoup de sueur. Aujourd’hui, je creuse des idées pour une nouvelle histoire !

17 / Si vous pouviez remonter le temps, recommenceriez-vous l’aventure ?

Où est-ce que je signe ?

18 / Avez-vous un conseil à donner à un jeune auteur qui souhaite se lancer dans l’écriture de son premier roman ?

Fonce ! Ecrire un livre offre une liberté totale. C’est l’occasion d’aborder les thèmes qui nous sont chers, d’introduire des personnages qu’on adore ou qu’on déteste, de voir se réaliser l’incroyable sous notre plume. On peut toujours s’arranger pour faire croire à l’impossible dans un livre, pour rendre l’intolérable acceptable ou le contraire. Il suffit de trouver les mots, d’inventer la parade ou d’apporter la situation qui amènera à cette conclusion. Il faut laisser aller son imagination !

premier-prix19 / Pensez-vous avoir une chance d’être l’heureux lauréat du Prix Premier Roman ? Si vous n’êtes pas retenu, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous faire ?

Au cours des ateliers, Damien a régulièrement cité les autres participants et nous avons fait des exercices où nous avons découvert les talents de chacun. Je pense que le niveau est solide pour chacun d’entre nous. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, surpris les autres par la qualité de notre écriture ou de nos idées (à notre petit niveau, bien sûr). Je pense donc que mes chances d’être lauréate sont minces. Pour moi, ce n’est pas une finalité. Je suis déjà fière d’avoir écrit mon premier roman. Si je ne suis pas retenue, j’essaierai éventuellement de présenter mon livre à un éditeur. Et j’ai la tête qui fourmille d’idées donc je compte m’attaquer à un nouveau projet d’écriture.

20 / Pour le mot de la fin, je vous propose de recopier ici le dernier mot de votre roman :

Mort !

 

– Entretien réalisé par Damien Porte-Plume

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