Le Cercle des écritures de Nantes

Se poser les bonnes questions 4/12 : quel public dois-je viser ?

In Conseils d'écriture on septembre 8, 2011 at 11:11

Ce point intéresse en particulier votre éditeur. Trois stratégies sont possibles :

  • Ecrire pour soi-même, pour se faire plaisir, sans réfléchir au public, au genre, etc. L’histoire sera sans nulle doute originale.
  • Ecrire dans un genre particulier : l’idée est de cheminer parmi les poncifs du genre (par exemple une invasion extrat-terrestre) ; d’y ajouter sa pierre (une idée originale) ou de jouer avec l’horizon d’attente du lecteur (les extra-terrestres par exemple, ne sont pas agressifs mais amicaux, ne sont pas verts mais des hommes venus de futur, etc.). Exemple :
  • Ecrire pour une catégorie particulière de population : pré-adolescents, adolescents, personnes douées d’une certaine culture scientifique ou littéraire… On vise alors une collection particulière.
Dans les années 1990, par exemple, on a vu se multiplier aux Etats-Unis des romans de science-fiction s’inspirant des recherche scientifique de la manière la plus réaliste possible. Un des meilleurs exemples de ce mouvement – dénommé hard science – est la trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson, dans laquelle l’auteur envisage la colonisation et la terraformation de Mars à partir des programmes spatiaux actuels.

Deux autres exemples sont le roman pour enfants et le roman pour adolescents. Harry Potter illustre parfaitement le premier genre, mais on pourrait également citer Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire de Daniel Handler et Le Monde de Narnia de Clive Staples Lewis qui ont été adaptés en film. Les romans pour adolescents n’ont pas connu de J. K. Rowling mais connaissent de nombreux succès qui ont aussi été adaptés au cinéma : A la croisée des mondes de Philipp Pullman, Percy Jackson, de Rick Riordan, Alex Rider d’Anthony Horowitz (Stormbreaker au cinéma), etc.

La plupart de ces romans s’inscrivent dans la fantasy ou le fantastique, mais on peut noter quelques exceptions, comme L’Oracle d’Egypte d’Eric Simard, un roman pour adolescent de science-fiction, 20e Grand Prix des Jeunes Lecteurs et Prix Ardep 2003-2004.

Ces romans ne se différencient pas toujours du roman pour adulte. Le vocabulaire n’est pas nécessairement plus pauvre que dans le roman pour adulte, mais les phrases sont plus courtes, les personnages hauts en couleur, le héros est jeune, il est accompagné de plusieurs compagnons (hommes et/ou animaux) et il n’y a pas de sexe. Le plus souvent, le récit sera de type initiatique, ce qui ne veut pas dire moralisateur. Le héros apprendra simplement à se découvrir (sa véritable identité, ses véritables parents…), à se maîtriser (sa peur, ses pouvoirs…) et à trouver sa place dans le monde.

Contrairement à une idée reçue sur « les jeunes qui ne lisent plus »,  ces livres sont souvent épais et forment des cycles d’une dizaine de tomes, tel que Les Chevaliers d’Émeraude d’Anne Robillard (12 tomes, sans compter les suites). La relève est assurée !

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